L’Encadrement

L’Encadrement est un art

A l’heure où tout un chacun peut se faire plaisir et mettre sous verre si facilement et si bon marché des œuvres, souvenirs, photos, nous pourrions nous poser la question de la place de l’encadrement et plus particulièrement de l’encadrement d’art. Outre les sous verres et cadres vendus en grande surface, nous avons vu fleurir bon nombre de boutiques qui vous proposent d’encadrer sur mesure vos documents. Ouvrir une boutique d’encadrement ne nécessite légalement aucun diplôme ni même selon les lois artisanales, une expérience auprès d’un maître artisan. Pourtant l’encadrement est un art et quand vous aurez fait le tour de ce site, vous en serez convaincus. Les possibilités sont infinies et vont bien au-delà de ce qu’on vous propose communément. Même avec un document ou un objet de peu de valeur, un bon encadreur peut vous faire un encadrement qui sera unique et qui le mettra en valeur. C’est ici que nous faisons la différence entre un encadrement d’art et un encadrement de loisir. L’encadrement de loisir a pour but de créer un objet décoratif en soi, généralement au détriment du document encadré qui passe souvent au second plan comme seule base à partir de la quelle créer. Si vous voyez des plumes, des coquillages, des couleurs à profusion, vous êtes dans l’encadrement de loisir. Ce n’est pas un crime, parfois le résultat est très beau et il y a même un réel travail de recherche. L’encadrement d’art semblera par comparaison plus terne mais son but n’est pas de vous éblouir par le cadre mais de vous attirer plutôt vers le document encadré qui doit rester quelque soit sa valeur vénale, au premier plan.

Une œuvre de conservation

Pour tous les documents, que des erreurs commises par des personnes n’ayant aucune connaissance ni des matériaux ni des dégâts qu’ils peuvent provoquer. En effet l’encadrement a un double objectif: mettre en valeur un document mais également le mettre à l’abri des agressions extérieures. Nous parlons ici des documents sur papier car pour les tableaux, la problématiques est différente. A l’origine les estampes ou dessins sur papier n’étaient pas des oeuvres qu’on exposait mais des documents de travail ou des esquisses d’artistes. C’est à partir du 16ème siècle que certains collectionneurs s’y intéressent, les conversent et les embellissent. Ces documents étaient rangés à plat dans des tiroirs. C’est à partir du 18ème siècle que l’usage du verre se généralise et on commence à exposer ces collections et les œuvres qui suivent. Au 19ème siècle arrivent les papiers et cartons industriels à base de bois et non de chiffons. Avec la mise sous verre et les papiers industriels, les œuvres encadrées sont en danger. En effet verre, colles, papier, cartons, soleil, lune, air = mélange de tous les dangers qui peuvent détruire votre document en très peu de temps. L’encadreur d’art connaît bien ces dangers et les moyens de les neutraliser. De plus il se doit de savoir apprécier votre document: sa date, sa composition, sa valeur, autant de critères qui le guideront vers un encadrement adéquat. En effet, l’encadrement comme tout autre art, obéit à certaines règles non seulement techniques mais aussi artistiques.

L’encadrement, c’est cher

Les matériaux sont chers. Un encadrement respectueux de vos documents, nécessite des cartons, des papiers et de verres de qualité. Cette qualité se paye! – Le travail est artisanal. Il n’existe pas de machines à fabriquer des lavis ni de robots qui vous bordent un chantourné. Un biseau fait à la main aura toujours plus d’âme qu’un biseau taillé à la machine (seule mécanisation possible). – C’est du travail sur mesure. A moins d’avoir recours à un cadre tout fait, c’est l’encadreur qui vous aidera à choisir la technique qui vous plaira et qui ira avec votre document et votre intérieur. – C’est beaucoup d’heures de travail. Je vous conseille de demander un devis qui indique le temps passé en fonction de la technique choisie. Entre un simple passe partout et un lavis de style le temps donc le prix ne sont pas comparables.